A cause de la pandémie du coronavirus, beaucoup de pays ont instauré un état obligatoire de confinement. Cette décision a pour but de lutter contre l’épidémie de coronavirus au bilan toujours plus dramatique. Qu’avons-nous encore le droit de faire et quelles sorties sont interdites ? Quelles conséquences dans la vie quotidienne ? Et comment s’occuper pendant cette période inédite ?

Depuis le début du mois de mars, plusieurs gouvernements ont pris des mesures de plus en plus drastiques pour protéger la population face au coronavirus. ainsi , plusieurs président ont déclaré la fermeture des établissements scolaires, des universités, des salle de sport, et de tous les lieux publics. Enfin, hier, lundi 16 mars, le président français, Emmanuel Macron a annoncé en direct à la télévision à 20h, un confinement partiel d’une durée de quinze jours : « Nous sommes en guerre, en guerre sanitaire et cela requiert notre mobilisation générale », a-t-il déclaré.

Confinement pour lutter contre le coronavirus

Cette mesure inédite en temps de paix vise à endiguer la propagation du coronavirus. Le confinement consiste à rester enfermé dans un lieu clos et à ne pas en dépasser les limites, du moins quand il est total, ce qui n’est pas encore le cas. Les Français auront donc le droit de sortir de chez eux, mais à certaines conditions. Ils devront :

  • Ne sortir de chez eux ou prendre les transports que pour des raisons jugées indispensable (voir ci-dessous la liste de ces raisons).
  • Recourir au maximum au télétravail
  • Respecter une distance d’un mètre avec les autres.
  • Ne pas quitter le pays : les frontières seront fermées pendant 30 jours
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Les mesures annoncées par Emmanuel Macron sont les même instaurées en Espagne et en Italie.

Quelles seront les sorties autorisées ?

Sur le modèle espagnol ou italien, seules les sorties considérées comme indispensables seront autorisées. Toutefois, elles semblent laisser un peu plus de souplesse dans la définition de ce qui est « indispensable », puisqu’en plus du ravitaillement et de la pharmacie, le fait de « prendre l’air » et de « pratiquer une activité physique » a été évoqué comme raison suffisante pour sortir de chez soi (ce qui n’est pas le cas en Italie). Cela devrait néanmoins se limiter à un tour de pâté de maisons puisque les parcs sont clos… Voici la liste exacte des sorties autorisées : 

  • Se rendre au travail, si et seulement si le télétravail n’est pas possible
  • Faire ses achats de première nécessité dans les commerces de proximité autorisés – les recommandations officielles sont de limiter au maximum les sorties pour les courses et d’essayer de tenir le plus longtemps possible sur un ravitaillement, en achetant des quantités plus importantes, en congelant…
  • Aller chez un professionnel de santé (médecin, infirmier, laboratoire d’analyse, kiné…)
  • Se déplacer pour garder ses enfants (par exemple pour les emmener chez l’assistante maternelle si le parent doit absolument se rendre au travail) et « soutenir les personnes vulnérables » (on pense aux personnes âgées)
  • Faire de l’exercice physique, mais « uniquement à titre individuel, autour du domicile et sans aucun rassemblement » : pas question donc de créer des groupes pour faire du sport ensemble, ni de prendre les transports pour ce motif. Il est en revanche autorisé d’emmener ses enfants faire un petit tour dehors.
  • Même si ce n’est pas explicitement cité dans la liste, d’après les questions posées à Christophe Castaner, promener son chien semble également admis comme motif de sortie.
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Enfin, les transports en commun, qu’ils soient intra urbains (bus, métros…) ou inter urbains (trains…), sont pour l’instant maintenus, notamment pour permettre aux soignants de se déplacer, en revanche leur fréquence sera fortement réduite et les Français ne doivent pas les utiliser sans motif indispensable – on imagine que ce sera aux forces de l’ordre de déterminer au cas par cas si le motif paraît indispensable, en attendant plus de précisions officielles sur les motifs autorisés ou non de déplacement. Il n’y a pas pour l’instant de précisions sur les trajets effectués dans des transports privés (voiture…), mais on suppose qu’ils sont soumis aux mêmes règles générales sur les déplacements, donc interdits si leur motif n’est pas justifié.

Y aura-t-il des pénalités ?

Tout comme en Espagne et en Italie, les agents de la sûreté veilleront à appliquer la loi. En effet, plus de 100 000 policiers et gendarmes seront mobilisés dès demain midi pour faire respecter ces nouvelles règles. Ils devront vérifier que les personnes présentes sur la voie publique ont bien un motif valable de sortie (parmi ceux cités plus haut), et qu’il n’y a aucun type de rassemblement, même de faible nombre, entre personnes – on peut donc sortir pour s’aérer en faisant le tour du pâté de maisons mais pas question de s’arrêter faire la causette avec son voisin si on le croise sur le chemin.

Pour justifier de son motif de sortie, il faudra présenter une attestion, sur un modèle téléchargeable en ligne à partir du 17 mars sur le site officiel du gouvernement dédié au coronavirus – qu’on pourra également recopier sur papier libre si l’on ne possède pas d’imprimante. L’interprétation de cette attestation reste pour l’instant sujette à questions, car si on peut imaginer des attestations officielles de tiers (employeur, médecin…) autorisant des sorties, d’autres devront être auto-délivrées, qui seront plus difficiles à contrôler. Il s’agit sans doute pour l’instant de responsabiliser les personnes et de leur faire prendre conscience du caractère exceptionnel de chaque déplacement.

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En cas de non-respect des mesures de confinement contre le Covid-19, les contrevenants encourent une amende, qui est pour l’instant fixée à 38 euros, mais si cela ne se révèle pas assez dissuasif, elle pourrait être rapidement réévaluée à la hausse. 

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