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Sécurité routière : Renforcement des mesures contre la conduite sous stupéfiants

Sécurité routière : Renforcement des mesures contre la conduite sous stupéfiants

Actualités – La lutte contre la conduite sous l’emprise de stupéfiants sur les routes est une priorité du gouvernement français. À cet effet, la Première ministre Élisabeth Borne a annoncé lors du comité interministériel de la sécurité routière la mise en place de mesures plus sévères pour sanctionner ces comportements dangereux. 

Parmi les décisions prises, on compte la suspension automatique du permis de conduire en cas de conduite sous stupéfiants et la création d’une nouvelle infraction appelée « homicide routier ».

La suspension automatique du permis en cas de conduite sous stupéfiants

L’une des mesures phares annoncées par la Première ministre est l’automatisation de la suspension du permis en cas de conduite sous l’emprise de stupéfiants. Cette décision vise à renforcer la sévérité des sanctions et à dissuader les conducteurs de prendre le volant après avoir consommé des substances illicites.

Sécurité routière

Auparavant, la suspension du permis était décidée par le préfet, mais dorénavant elle sera systématique pour toute infraction liée aux stupéfiants. De plus, les contrevenants devront suivre un stage obligatoire afin de prendre conscience des dangers de la conduite sous l’emprise de drogues.

Sécurité routière : Retrait de huit points de permis et durée de suspension

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a également pris la parole pour souligner l’importance de la lutte contre la conduite sous stupéfiants. Il a annoncé que désormais huit points de permis seront retirés aux conducteurs pris en infraction, soit deux points de plus qu’auparavant. 

Gérald Darmanin

Cette mesure vise à renforcer l’impact des sanctions sur les contrevenants et à les dissuader de réitérer de tels comportements. Quant à la durée de suspension du permis, elle sera déterminée par arrêté et pourra aller jusqu’à six mois, voire un an en cas d’accident causant des dommages corporels ou la mort.

La création de l’infraction d’homicide routier

Une autre annonce majeure faite par la Première ministre est la création de l’infraction d' »homicide routier ». Cette nouvelle qualification, réclamée par les associations de défense des victimes de la route, remplace l’appellation d' »homicide involontaire par conducteur ».

la Première ministre a confirmé la suspension automatique du permis et la création d’« homicide routier »

Cette évolution sémantique vise à marquer la gravité de ces actes et à reconnaître les victimes. Cependant, les associations regrettent que cette mesure n’entraîne pas de modifications concrètes en termes de sanctions et d’accompagnement des victimes.

Des mesures symboliques mais des attentes plus fortes

Si ces annonces constituent une avancée symbolique dans la lutte contre la conduite sous stupéfiants, les associations et avocats des victimes espéraient des mesures plus sévères et des sanctions renforcées.

Néanmoins, le gouvernement souligne que ce changement de terminologie témoigne de la reconnaissance du caractère inacceptable des comportements irresponsables sur les routes. La sécurité routière reste un enjeu majeur et ces mesures visent à renforcer la prévention et la répression des conduites addictives pour assurer la sécurité de tous sur les routes françaises.

La lutte contre la conduite sous stupéfiants est une priorité pour le gouvernement français, qui cherche à renforcer les mesures de prévention et de répression pour assurer la sécurité routière. La suspension automatique du permis en cas de conduite sous l’emprise de stupéfiants et la création de l’infraction d’homicide routier sont des mesures significatives annoncées lors du comité interministériel de la sécurité routière.

Bien que ces décisions soient saluées pour leur impact symbolique et leur reconnaissance des victimes, certaines associations et avocats déplorent le manque de mesures plus sévères et d’accompagnement pour les victimes.

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