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Le Haut conseil à l’égalité dénonce le sexisme de la télé-réalité française

Le Haut conseil à l'égalité dénonce le sexisme de la télé-réalité française
Le Haut conseil à l'égalité dénonce le sexisme de la télé-réalité française

Le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes a dénoncé le sexisme diffusé dans les télé-réalité française, dans son rapport annuel. Et ce, quelque soit la chaîne qui la diffuse. Les femmes y sont sexualisées, stéréotypées et dénigrées, selon l’instance.

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La mécanique des programmes de télé-réalité encouragent les disputes musclées, véhiculent une « culture du clash » et un « idéal de virilité ». Ce sont les expressions de la docteure en sociologie Nathalie Nadaud-Albertini, citée dans le rapport sur l’état du sexisme en France en 2019 du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE), rendu public ce lundi 2 mars.

« Les Marseillais », « Les Anges » et « Koh-Lanta », des programmes de télé-réalité bourrés de sexisme

Pour ce nouveau rapport, l’instance a pris le parti de traiter, entre autres, l’image des femmes dans les émissions de divertissement. Les télé-réalités notamment, car elles sont les programmes de divertissement les plus visionnés. 

Les Marseillais vs le reste du monde (W9), les Anges de la télé-réalité (NRJ12) et Koh-Lanta (TF1) : les membres du HCE ont visionné une vingtaine d’épisodes de ces trois programmes, diffusés sur trois chaînes différentes. Conclusion ? « La télé réalité est une grande pourvoyeuse de sexisme. »

Une culture du clash qui paie

Pourquoi ? D’abord, pour ces clashs à répétition, qui engendrent inévitablement des insultes sexistes, et encouragent les candidates à se dénigrer entre elles. Et quand il s’agit de disputes avec des hommes, ou alors, des compétitions sportives, celles-ci sont carrément disponibles. 

Pour faire de l’audience, la télé-réalité fonctionne au clash, productions et candidats le savent bien. Les clashs, qui deviennent viraux, offrent une visibilité, et, par extension, plus de popularité sur les réseaux sociaux, et enfin, plus de potentiels acheteurs sur leurs partenariats rémunérés sur les réseaux sociaux.

Les femmes devraient être soit mères, soit bimbos, en tous cas stupides

Ensuite, pour la représentation stéréotypée et « caricaturale » des candidates femmes. Elles sont présentées de deux manières : soit « bimbo », soit « partenaire idéale », depuis qu’elles sont trentenaires et que leurs maternités sont exposées au public qui a grandi avec elles, sous forme de programmes de télé-réalité dédiés et en ligne.

La maternité est désormais représentée comme un « gage de sagesse », pour le HCE, qui désexualise. Tandis que celles cataloguées « bimbo » sont hypersexualisées.

Dans chaque épisode des deux programmes étudiés par l’instance, elles apparaissent au moins une fois partiellement dénudées et « sont fréquemment montrées dans des tenues n’étant pas en adéquation avec la situation, par exemple en peignoir transparent et talons aiguilles au petit-déjeuner, dans les parties communes de la maison », pointe le rapport.

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Yas Yakomata

Rédactrice web freelance depuis plus de 10 ans.
De nature très curieuse, je suis assez polyvalente dans les thématiques. Je possède en outre de nombreuses connaissances dans l’optimisation SEO grâce à mon expérience dans le domaine.
Contrat : yas.yakomata@salonfeminin.com